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Vhanea de Louvière - Héritière du Duc de Cleyf [FINIE]


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Vhanea de Louvière - Héritière du Duc de Cleyf [FINIE]
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Héritière du Duché de Cleyf - Dame de Cleyf

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MessageSujet: Vhanea de Louvière - Héritière du Duc de Cleyf [FINIE]
 Sam 23 Sep - 21:51




La toile des soupirs, tout voir, tout entendre.

Vhanea de Louvière

Si les chiens ne font pas des loups,
les de Louvières n’engendrent nullement des corniauds.



NOM : De Louvière

PRENOM : Vhanea

SURNOM : Dame de Cleyf

SEXE : F

AGE : la vingtaine

RANG SOCIAL : Noblesse dirigeante, héritière du Duc Audric de Louvière.

LIEU DE VIE : Cleyf, palais de Claveaux
«
Cleyf, le 21 Novembre 1293

Monsieur,

Je ne peux que vous écrir pour vous remercier de m’avoir mandaté pour vous représenter lors de cette soirée au palais des Claveaux de Cleyf. Votre générosité, certes motivée par ces quelques maux vous accablant m’a permis de la rencontrer, enfin. Elle était là, drapée dans une soierie d’un rouge bordeaux sombre élançant et affinant plus sa silhouette, qui pourtant était déjà dans la haute moyenne, lui donnant un air gracile d’une élégance lui semblant toute naturelle. Quelques médisants auraient pu mettre à son discrédit des formes effacées dû à cette finesse de corps, seulement, il ne semblait rien en être. Je ne puis seulement dire que la demoiselle avait des formes d’une suave harmonie.

Le contraste de l’étoffe sombre avec sa peau en faisant ressortir toutes les subtiles nuances de pêche rehaussée par les reflets mordorés des chandelles éclairant la pièce. Ces mêmes éclats paraient ses cheveux d’un brillant envoûtant, me suis-je surpris, un instant, à me perdre dans l’ondulation au gré de ses mouvements de ces cascades bouclées fauves cuivrées dans lequel scintillaient quelques bijoux dorés.

Jusque-là je n’avais pu que l'apercevoir au détour de quelques convives, d’humer dans son sillage récent son parfum, des fragrances de rose, de pivoine, piquées d’une touche de musc. Puis, enfin, ai-je pu l’approcher, lui parler.

Ses yeux m’ont troublé un instant, ils luisaient de cette étincelle intelligente, légèrement doucereuse qui se fondait dans le vert moucheté de noisette de ses iris. Étaient-ils ornés de longs cils sombres recourbées soulignant leur légère forme d’amende. Passé la surprise, je pus apprécier la délicate symétrie de son minois oblongue ne semblant brisée que par cette petite mouche naturelle ornant le coin droit de ses lèvres douces, rebondies, pleines, rehaussée de baume rosé.

Mademoiselle dégageait cette assurance tranquille et campée dénotant avec son aspect juvénile, elle régnait sur ce hall, sur cette salle, sur son monde.

Qu’aurais-je pu lui dire ?

Heureusement, elle qui affichait un abord imperturbable, voir un brin espiègle, savait quels mots m’adresser, de courtoises politesses déclamées d’une voix discrètement basse au timbre doux me faisant l’effet de la caresse d’un souffle chaud d’été. Son nom sonnait délicieusement, Vhanea de Louvière.

Est-elle resté quelque temps avec moi, avec nous, discutant de tout de rien, aussi bien de chiffons que de politique, de corruption, son air changeant habilement à chaque nouvelle teinte que prenait la conversassion. Je ne pouvais faire autrement que la regarder essayer de la comprendre, de la saisir sans y parvenir. Malheureusement, on vint lui glisser quelques mots à l’oreille, ses sourcils se froncèrent imperceptiblement et elle s’en fut, non sans s’en être excusée.

Ne pouvant que vous souhaiter de vous remettre, Monsieur, il m’est toutefois impossible de vous cacher que mon âme souhaiterait ardemment que je puisse à nouveau vous représenter auprès de la famille Ducale de Cleyf.

Dans l’espérance de vous retrouver rétabli.

Votre envoyé. »

Lettre de l’envoyé d’un grand négociant en fer de Degron à son maître.

«
Privs, le 03 décembre 1293

Ma chère Agathe,

Je t’écris ce jour car mon frère Gontran m’a rapporté que tu serais envoyé t’installer au palais des Claveaux dans les prochaines semaines. Ne puis-je remettre en question cette décision familiale, seulement te mettre en garde contre nos si charmantes cousines tel que tu apprécies tant à les appeler, surtout de l’aîné, l’héritière Vhanea.

Derrière un abord charmant et charmeur, elle n’est guère une personne qu’il te sera favorable d’ériger en modèle. Ne dit-on pas d’eux que les chiens ne font pas des loups ? Chienne, l’est-elle assurément. Son intelligence avérée, la met-elle au service de son ambition. Calculatrice, fière à la limite d’une arrogance nuisible est-elle une intrigante qui sans accuser l'expertise de dizaines d’années de complots sait jouer des cartes qu’elle a en main pour arriver à ses fins.

Le plus révoltant d’après moi est qu’elle semble des plus au fait de son caractère bien trop soutenu pour une demoiselle de son rang, seulement semble-t-elle n’en avoir cure, se complaire dans sa fausseté. Si bien qu’il n’est guère évident de la désarçonner sur ce terrain.

Je ne peux qu’espérer que cette missive t’ait fait ouvrir les yeux, ma chère Agathe, ainsi arriveras-tu avec les armes adéquates pour te prémunir de toute influence néfaste.

Affectueusement.

Doran de Cauvenac »


«
Percel, le 06 décembre 1293

Doran, mon cousin,

Ne puis-je que m’attrister de ce portrait que tu me fais de notre chère cousine Vhanea. N’as-tu donc aucune considération pour une personne de ta propre famille ?

Je ne suis nullement sotte et connais très bien cette rancoeur que vous, Cauvenac entretenez, puérile, vivace, persuadé que c’est Jehan de Louvière qui aurait poussé Henry de Cauvenac à convoiter les terres de Briet. Seulement cette affaire a déjà trente-six années d’ancienneté, elle est plus ancienne que toi, que moi, qu’elle. Et même si cela était vrai, comment punir une petite-fille pour le péché de son grand-père parti rejoindre le Grand Loup ?

S'est-elle montré toujours douce avec ma personne. L’ai-je certes souvent vu exigeante avec nos gens mais d'une certaine justesse respectueuse. De plus est-ce elle qui a proposé de me faire venir au palais pour bénéficier d’une éducation plus raffinée, afin que je puisse faire un meilleur mariage.

Peux-tu, Doran, te vanter d’avoir été si altruiste ?

Dans l’espérance que ton amertume s’estompera.

Affectueusement.

Agathe de Rovin »


«
Privs, le 10 décembre 1293

Ma cousine,

Je ne puis que m'attrister de votre dernière missive. Puisse tout de même Huvara veiller sur vous.

Cordialement.

Doran de Cauvenac »

Echange de missive entre Doran de Cauvenac et Agathe de Rovin, respectueusement cousin issu de germain et cousine germaine de l’héritière de Louvière.

La pénombre de la nuit avait depuis longtemps envahi la ville et la demeure, ne restait que quelques endroits encore éclairés à la lueur riche et discrète des chandelles. Vêtue d’une robe brou de noix, dans ses appartements, mademoiselle prit l'encrier, la plume et un parchemin se trouvant dans son secrétaire avant de s’installer à sa coiffeuse. Quelques flacons et pot tintèrent poussés par le papier. Dans le miroir de métal poli, se reflétait, déformée, la douce lumière d’un candélabre, toutefois, cela la jeune fille ne le vit qu’un instant, elle qui passait pourtant un temps certain à admirer et perfectionner son reflet en temps normal ne laissa ses yeux s’attarder sur ce dernier d’une poignée de secondes.

Essuyant la plume, il y eut un léger bruit de frottement, tout à fait audible dans le silence religieux de la pièce.

Vhanea eut un instant d’hésitation laissant une goutte d’encre tacher son support. Puis elle laissa son poignet tracer de jolies lettres rondes déliées.


«
Cleyf, le 10 août 1292,

Madame de Louvière, née de Galdegand, mère,

Vous me voyez désoeuvré de votre absence, désoeuvrée et amère de m’avoir laissée ainsi sans que j’aie pu vous voir, vous parler une dernière fois. Ne pouvait-il en être autrement de toute manière, vous avez toujours eu le bon goût d’éviter de vous mettre en défaut, en situation de faiblesse. Est-ce pour cela que vous avez eu la brillante idée de mourir si loin ?

Ne sais-je réellement ce que j’aurais pu vous dire en vous voyant allongée, terrassée par la maladie. Auriez-vous aimé que je vous remercie mille fois pour m’avoir donné la vie ? Quelle vie … Auriez-vous aimé que je pleure toutes les larmes de mon corps à en devenir sèche, sèche comme votre coeur ? Si vous en aviez un…

Je vous imagine déjà, fulminer, vous emporter et me jurer mille tourments pour mon insolence crasse. Seulement ne pouvez plus m’empêcher de m’exprimer, alors, je vous prie, reprenons depuis le début.

D'après vos dires j’ai eu la brillante lubie de naître un jour de fins novembre particulièrement frais, ajoutant au supplice de l’accouchement, celui de ne savoir se réchauffer. Laissez-moi douter de votre bonne foi. A plus d’une occasion m’avez-vous fait taire en me racontant que le travail avait été long harassant, tout cela pour une fille, seulement une fille, vous qui deviez donner un fils.

Voilà tout ce que vous aviez à me reprocher, à nous reprocher, ne pas être nées garçons. Idiote que vous étiez, comme s'il avait été de notre fait de choisir de venir au monde demoiselle.

Je me souviens de votre déception si grande à chaque fausse couche, et de ce moment critique, ou enfin vous aviez donné un garçon, un héritier, une farce d’héritier, qui n’avait pas tenu trois jours. J’avais six ans, et n’avais jamais été habitué à votre amour, ou votre intérêt, seul celui de père et des nourrices me semblaient familiers. Seulement vous sembliez avoir compris que Viara et moi serions les seuls rejetons que vous pourriez jamais laisser au monde alors vous avez décidé de vous façonner comme vous l’entendiez.

Peu vous importait que les précepteurs nous épuisent à nous saturer le crâne jusqu'à des heures indécentes. Vous n’aviez cure que certain nous frappaient lorsque nous n’avions pas assez bien retenu la leçon, que nous ne faisions pas les bons pas, que nous ne nous tenions pas assez droites.

Une fois avais-je eu le malheur de tenter d’en parler à quelqu’un, à Alexandre, ce bâtard que vous n’aviez même pas porter et que vous aimiez plus que nous pour des raisons complètement irrationnelles. Vous l’aviez persuadé que j’étais une affabulatrice, une grande dramaturge, écrasant toute tentative de compassion ou que la chose puisse arriver de manière détournée à père, d’obtenir un peu de compassion, de raison. Fallait-il dire que votre raison m’a toujours été obscure, comme cette idée que vous aviez soufflée à père de m’envoyer, de mes treize à mes seize ans, chez les d’Arthos, espérant sûrement une demande de fiançailles pour atténuer les défiances depuis l’affaire Henry de Cauvenac. Je ne puis, maintenant, que comprendre cette décision, seulement ne puis-je m’empêcher de la déplorer, au vu de la vie toujours surveillée, suspicieuse, piquante, esseulé qu’il m’a été offert à la coure de Briet. Pendant ses années ne voulais-je que rentré à Cleyf, dans mon foyer, comme l’ai-je écrit à père, pour toute réponse ai-je eu la compagnie d’Alexandre, au moins cela a-t-il permis de nous rapprocher de nous comprendre de nous soutenir l’un l’autre. Avec cela il m’a été offert un allié.

Lorsque enfin ai-je pu rentrer père eut au moins la décence de cacher sa déception face à mon échec, à cette absence de toute proposition à mon endroit derrière une joie polie et mesurée de me revoir, ce qui ne fut nullement votre cas. Votre froideur et le tranchant de vos reproches hantant encore mon esprit. Selon vos dires mes fadeurs et ma passivité auraient ruiné vos parfaits plans. Seulement vous n’étiez nullement là-bas, vous ne les entendez, vous n’avez pas eu d’entrevue avec le patriarche d’Arthos qui vous avait assuré, droit dans les yeux, que jamais, jamais lui vivant, il laisserait sa progéniture à une personne de la famille des Cauvenacs. Vous n’avez vous-même entendu ses mots sortir de sa bouche “les chiens ne font pas des loups”. Qu’auriez-vous fait devant cette insulte ? J’estime avoir fait honneur à mon rang à ma famille, être resté digne lui répondant simplement que les Louvières n’avaient jamais mis bas de corniauds. Il n’y avait eu que du silence avant de le faire congédier.

Vous ne m’avez jamais demandé tout cela, m’interdisant presque de parler de ces trois années de mon existence, laissant la vie reprendre son cour, votre indifférence affichée, doublée de votre voyeurisme étouffant.

Ce soir tout cela est terminé. Ce soir je me coucherais libre et maîtresse de mon destin que la chose vous convienne ou non.

Veuillez agréer, madame ma mère, l’expression de mes respectueuses salutations.

Vhanea de Louvière »

La plume qui s’étant agitée, tantôt saccadée, tantôt frénétique, sur le parchemin s’arrêta hésitante une nouvelle fois, avant d’être posée. La jeune fille se remue doucement, ses yeux étaient imperceptiblement humides, toutefois dans leur fond luisait cette colère contenue, étouffée.

tandis qu’elle venait de dépasser la moitié de sa missive, elle se leva, doucement, précautionneusement, ne quittant pas les lignes et lettres irrégulières du regard. Ses pas résonnant feutrés, elle s’arrêta devant la cheminée éteinte. A quelques pas sur une console une chandelle brûlait encore éclairant de sa lueur mordorée.

La chandelle, la lettre, la lettre, la chandelle, la lettre dans la flamme de la chandelle.

Le parchemin se consumait si bien que la demoiselle finit par devoir le lâcher dans l’âtre vide, priant un instant pour que la missive arrive à sa destinataire.

Au loin dans le couloir la course discrète d’un domestique se fit percevoir dans le silence quasi cérémonial du moment. Cela dure un moment, jusqu’à ce qu’il ne reste des feuilles qu’un petit ama de fragments noirs tombant en poussière dès que quiconque tentait de les prendre en main. Poussant un soupire soulagé, presque joyeux, Vhanea alla s’allonger sur son lit, ou Viara, sa cadette, sommeillait déjà. Avant de fermer les yeux elle vit qu'Alexandre était toujours là, assoupi sur le sofa.


Audric de Louvière - Père attentionné par sens du devoir.


Alexandre le Loupiot - Frère aîné bâtard aimé et détesté.


Viara de Louvière - Soeur cadette, aliée circonstentielle.



L'arbre généalogique  de la famille Ducale de Cleyf



Vous certifiez sur l'honneur avoir plus de 18 ans ? Oui T_T

Comment vous nous avez trouvé ? Je fais tourner la boutique !

A avis ? C'est horrible, franchement, qui à fait cette merde ?
Okay je sort ♥️

Quel est votre smiley préféré ?  wtf  
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Maîtresse Nourricière

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MessageSujet: Re: Vhanea de Louvière - Héritière du Duc de Cleyf [FINIE]
 Sam 23 Sep - 22:01
Bienvenue chez nous, mon chat ♥️

Je te valide de ce pas et te donne ta jolie couleur. Avec un dos pareil je ne peux rien te refuser de toute façon ~
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Vhanea de Louvière - Héritière du Duc de Cleyf [FINIE]
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