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Magnus Bergström | En cours


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Magnus Bergström | En cours
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MessageSujet: Magnus Bergström | En cours
 Sam 13 Jan - 20:48

Magnus Bergström

Les avis, c'est comme les trous de cul : tout le monde en a un. Et le tien ne m'intéresse pas.



NOM : Bergström

PRENOM : Magnus

SURNOM : Les autres miliciens l'appellent parfois simplement « Bergström ».

SEXE : M

AGE : 29 ans

RANG SOCIAL : Milicien - Alpha

LIEU DE VIE : Degron
Ceux qui rencontrent Magnus pour la première fois sont rarement surpris de savoir qu'il fait partie des Lames. Son physique semblait le prédestiner au métier de milicien. Du haut de son mètre quatre-vingt-quinze, il dépasse d'au moins une tête la majorité des personnes qui croisent sa route, un phénomène qui se produisait déjà alors qu'il n'était qu'un gamin. Le rude entraînement auquel il a été soumis pendant de nombreuses années a grandement contribué à renforcer sa musculature et à le transformer en véritable colosse. Il a, disons, le physique de l'emploi. Ce même emploi a d'ailleurs laissé sur son corps quelques inévitables cicatrices. Il n'y a cependant rien de majeur ou d'anormal à signaler de ce côté-là.

Sans véritablement s'en rendre compte, Magnus affiche, plus souvent qu'autrement, une expression sévère. C'est son air naturel, au repos, peut-être attribuable à ses traits carrés, son nez droit, ses sourcils souvent froncés, son regard perçant d'un gris acier. Cette expression fermée, voire intimidante, s'atténue dès que le milicien sourit, ce qui, fort heureusement, n'est pas particulièrement rare.
Le visage de Magnus est encadré d'une chevelure d'un brun riche qui, sous les reflets du soleil, tire sur le roux. Portés mi-longs, ces cheveux sont, la plupart du temps, attachés.


S’il y a sans nul doute mille et un reproches que l’on puisse faire à Magnus, l’hypocrisie n’en fait certainement pas partie. En effet, parmi les siens, le milicien est reconnu pour son direct, qui passe parfois (avec raison ?...) pour de l’insolence ou de l’insensibilité, et pour sa franchise désarmante. C’est simple : lorsqu’il pense quelque chose, il le dit, point à la ligne. Et il le dit sans artifices (et, souvent, sans tact...), en étant prêt à assumer les conséquences (ou sans avoir vraiment conscience). C’est un trait de caractère qui ne fait pas l’unanimité, car, sans qu’il en ait l’intention, Magnus peut se montrer blessant et créer des situations qui rendent les autres inconfortables. Cette attitude comporte néanmoins l’avantage d’éliminer les ambiguïtés. Tout le monde sait sur quel pied danser avec lui. Sauf peut-être lorsqu’il blague... car il est difficile de savoir s’il blague ou s’il est sérieux. Détecter son humour pince-sans-rire et, n’ayons pas peur des mots, quelques fois douteux est un art qu’une fraction de la population semble maîtriser.

En fait, il est probablement nécessaire de mentionner que les émotions ne sont pas exactement le domaine de prédilection de Magnus. Que l’on caractérise cela de manque d’empathie ou de défaillance émotionnelle, le milicien a souvent du mal à comprendre les réactions des autres ou à se mettre à leur place. Et ce n’est parfois (parfois, mot-clé ici...) pas faute d’essayer. Certaines subtilités lui échappent tout simplement.

Sans être particulièrement extraverti, Magnus s’accommode généralement bien de la présence des autres et la recherche même de temps en temps. Il ne craint pas la solitude et passe d’ailleurs beaucoup de temps seul à réfléchir, à élaborer des plans, à bricoler toutes sortes de bidules. Si le destin ne l’avait pas fait milicien, il aurait probablement voulu poursuivre son rêve de gamin et devenir un grand inventeur. Très débrouillard et habile de ses mains, il possède un talent certain pour créer des choses, talent qu’il tente de mettre à profit dans sa lutte contre la Corruption. Il n’est pas rare de le voir en train de fabriquer un outil ou un piège qu’il pense pouvoir s’avérer utile lors d’un prochain déploiement. Si certains de ses plans et de ses inventions ont, par le passé, été des échecs cuisants, d’autres ont connu plus de succès que tous auraient pu espérer. Même s’il accepte mal la défaite, Magnus ne se laisse pas décourager pour autant. En fait, la défaite a tendance à le rendre encore plus zélé qu’il ne peut déjà l’être à ses heures. Ceux qui le côtoient savent reconnaître les moments où il vaut mieux le laisser bidouiller et ruminer dans son coin, ces instants où leur avis l’intéresse encore moins qu’à la normale.

À l’image de beaucoup de ses compères, Magnus est entièrement dévoué à la Cause. Même s’il a désormais sa propre « famille » maintenant, il considère toujours ceux de la milice comme étant les siens. Pieux à sa manière, il verse cependant davantage dans l’action que dans la prière et emploie toute son énergie à accomplir ce pour quoi il a été endoctriné. On ne pourrait dire que la foi de Magnus n’a connu aucune embûche, aucun questionnement ; elle a été imparfaite, et ce, pour plusieurs raisons. Mais s’il y a une chose qui n’a jamais faibli, c’est la volonté du milicien de protéger les élus d’Huvara et d’éradiquer la Corruption, coûte que coûte.  



– Magnus ! C’est pas juste ! C’est toujours moi qui joue la Corruption !

– C’est pas vrai, quand Matthias est là, c’est lui !

– Et alors ? C’est jamais toi quand même ! Toi, tu fais toujours Huvara et c’est pas juste !

– Parle moins fort, Adrianna ! On va encore se faire pincer par madame Lilianne !

–Alors on joue pas à ça ! Madame Lilianne veut pas, de toute façon. Elle dit que c’est pas un jeu.

– Tu dis juste ça parce que tu peux pas jouer Huvara.

–Oui, je peux !

–Non.

–Et pourquoi ?

–Parce que tu dis toujours que tu peux et tu finis toujours par flancher. Je suis pas con. OUILLE ! Écrase-pas mon pied !

– OUIIIILLE ! Arrête de me tirer les cheveux ! Je joue même plus jamais avec toi !

Les pas de Madame Lilianne se firent entendre plus loin dans l'orphelinat. Les deux enfants déguerpirent pour éviter de subir ses foudres, qui ne manqueraient pas de s'abattre sur eux s'ils continuaient à se chamailler ainsi.

***

Magnus dormait à poings fermés lorsqu'ils vinrent. Madame Lilianne, une femme profondément pieuse, ne leur offrit aucune résistance. Le sacrifice était nécessaire. Et, de toute façon, quel destin plus glorieux ces enfants de personne pouvaient-ils espérer avoir?

Lorsqu'ils se saisirent de lui, Magnus ne fut pas bien différent des autres enfants. Il pleura, cria, se débattit. Se battre contre la Corruption, ce n'était qu'un jeu! Il ne le voulait pas véritablement!  Il ne le ferait plus!

L'homme chargé de l'emmener ne se laissa évidemment pas émouvoir. Il n'en était visiblement pas à sa première rafle. Les mômes chialaient, puis finissaient par se calmer, résignés. Magnus se tranquillisa avant même d'avoir mis le pied hors de l'orphelinat. Ils emmenaient aussi Adrianna.

***

– Magnus ? Tu dors ? chuchota la voix d’Adrianna dans la noirceur.

– Non.

– Je peux dormir avec toi ?

– Pourquoi ?

– J’ai peur.

– Du test ?

– Oui.

– D’accord.

La fillette se glissa à côté de son ami sous la couverture. Silence.

– Magnus ?

– Quoi ?

– Ça va être quoi, ton nom de Huva ?

– Ben... Magnus.

– Ça peut pas être juste Magnus.

– Pourquoi ?

– C’est moche.

– Juste Adrianna aussi, c’est moche. Dors.

– Il te faut un vrai nom. Avec un nom de famille. Comme les gens importants.

– Je sais pas, moi. T’as qu’à m’en trouver un et me laisser dormir.

– Et moi ?

– Quoi, toi ?

– Tu vas m’en trouver un ?

– Si tu me laisses dormir, oui.

– D’accord.

Silence. Quelques minutes plus tard, Adrianna secoua Magnus.

– Magnus Bergström. Ça sonne bien, non ?

Magnus marmonna vaguement que oui, ça sonnait bien.

– Et moi ?

– Je sais pas... Adrianna... Adrianna... Skovgaard.

– Skovgaard... Hé ! C’est pas le nom du laitier qui venait à l’orphelinat, ça ?... Magnus ?...

Épuisé par l’entraînement, Magnus s’était rendormi. À partir de ce jour, ils se nommèrent Magnus Bergström et Adrianna Skovgaard. Mais ces noms ne furent jamais des noms de Huvas.

***

Magnus avait échoué. Et comme si le destin refusait de les séparer, Adrianna avait également échoué. Moins robuste que Magnus, et peut-être moins imprégnée de magie que lui, elle avait eu du mal à se remettre du test. Le petit garçon avait même cru un instant qu’elle ne survivrait pas. Mais plus combattante qu’elle en avait l’air, la fillette avait fini par retrouver ses forces.

Ils furent tous deux envoyés chez les Lames.

L’entraînement fut rude, en particulier pour Magnus, qui était un élève difficile. Mais il n’était pas difficile parce qu’il refusait les apprentissages ; il l’était parce qu’il remettait tout en question, s’interrogeait sur le moindre détail de chaque enseignement. Sa franchise désarmante avait également le don de lui attirer les problèmes, autant auprès des autres miliciens en devenir qu’auprès de ses instructeurs. Apparemment qu’il fallait parfois écouter une petite voix dans sa tête qui disait de se la fermer. Et apparemment que cette voix était muette chez Magnus.

Si le parcours d’apprenti milicien de Magnus fut ponctué de remontrances, l’orphelin n’en était pas pour autant un mauvais soldat. Plutôt doué aux armes, en particulier à l’épée, il donnait du fil à retordre à ses camarades. Quant à sa dévotion envers les Huvas et les Huvars, toutes les réponses reçues aux questions posées n’avaient que contribué à renforcer sa volonté à risquer sa vie pour eux, à tout mettre en œuvre pour détruire la Corruption. Tout cela n’avait plus rien d’un jeu pour lui. C’était le but de son existence.

***

– Tu sais qu’avoir les deux yeux grands ouverts, ce n’est pas exactement la meilleure manière de s’endormir.

Magnus pivota vers Adrianna dans la noirceur. Sans demander la permission, elle le poussa vaguement dans le lit et s’allongea à côté de lui. Demander la permission n’était, en fait, plus nécessaire depuis un bon moment, d’autant plus que même l’entraînement ardu auquel les deux orphelins avaient été soumis n’avait su empêcher les émois de l’adolescence faire éclore quelques tendres sentiments entre eux. Maintenant adultes, véritables miliciens depuis peu, ils n’avaient plus réellement de retenue l’un avec l’autre. Même si la milice était en soi leur famille à tous les deux, ils se connaissaient mieux que quiconque, le destin ayant décidé que leur chemin serait le même dès la petite enfance. Leur relation, plus ou moins avouée aux autres, semblait tolérée, peut-être parce que l’interdire aurait été contre-productif, ou peut-être parce qu’il était parfois difficile de déterminer si les deux amis, vu le lien particulier qui les avait toujours unis, étaient ensemble ou non. Dans tous les cas, Magnus ne semblait pas s’intéresser aux autres femmes. S’il avait quelques écarts de conduite à se reprocher — il n’était qu’un simple humain, après tout —, il n’avait jamais, contrairement à certains de ses curieux camarades, cherché à découvrir les plaisirs de la chair en visitant quelque établissement destiné à l’exercice de telles activités. On aurait pu dire qu’il était fidèle à Adrianna. Et on aurait aussi pu dire qu’Adrianna était d’une patience infinie, car aimer Magnus n’avait rien de simple. C’était même parfois ingrat, et cela signifiait souvent passer en deuxième, après le culte. Car Magnus ne parlait jamais de quitter la milice, au contraire, et il ne laissait jamais ses sentiments prendre le dessus sur son devoir.

– Je n’arrive pas à dormir, murmura finalement Magnus.

– Tu n’arrives jamais à dormir. À quoi penses-tu ?

– À la même chose que d’habitude.

– Détends-toi, un peu. On revient d’un déploiement.

– Qui n’était pas particulièrement réussi.

– Il n’y a presque pas eu de blessés, Magnus.

– Il y en a eu quand même.

– Il y en aura toujours.

– Non, je vais trouver une solution. Tu baisses les bras trop vite, comme toujours.

– Bon, ça y est...

Adrianna soupira en levant les yeux au ciel. Avec les années, elle était devenue une talentueuse archère, mais jamais elle n’avait su ressentir la même urgence de servir à tout prix que Magnus. Elle n’avait jamais passé comme lui des nuits blanches à élaborer des plans, à songer à de nouvelles façons ou de nouveaux outils pour éradiquer la Corruption. Elle respectait les préceptes du culte, comprenait sa mission, mais elle était incapable de s’empêcher de rêver à autre chose.

– C’est toi qui es venue me retrouver. Si tu n’es pas contente, tu n’as qu’à partir.
Adrianna lui asséna un coup de poing sur l’épaule. Magnus rit tout bas.

– Tu es horrible, Magnus Bergström.

– Oui, c’est d’ailleurs pour ça que tu vas m’embrasser au cours des prochaines secondes.

Elle le frappa une dernière fois, puis l’embrassa.

***

On aurait entendu une mouche voler dans le village. Attaqués par la Corruption, les habitants qui en avaient eu la chance avaient pris la fuite. D’autres étaient enfermés chez eux et tremblaient de peur. De nombreux malheureux gisaient au sol, morts ou sur le point de l’être. Les Corrompus n’étaient pas loin. Ils allaient revenir.

Magnus avait soumis à l’Alpha de sa meute une idée, et celui-ci avait décidé de la tester puisque les animaux semblaient s’être momentanément retirés. Magnus était peut-être chiant à ses heures, mais il était intelligent et créatif. L’Alpha devait bien lui donner. Et puis, il était tellement entêté qu’il valait mieux travailler de concert avec lui que de risquer de le voir partir en mission suicide.

Lorsque les animaux revinrent, plus tard dans la nuit, sans doute puisqu’ils sentaient la présence du groupe, ils furent accueillis par des pièges placés sur le sol, dissimulés sous le couvert de la nuit. Ceux qui s’y prirent tentèrent de se libérer en grondant, avant de devenir la proie des flammes ; des flèches de feu venaient de se ficher dans des bottes de paille parsemées çà et là. Adrianna et un autre milicien habiles à l’arc s’occupèrent d’achever les bêtes prises au piège, tandis que les autres foncèrent sur celles qui avaient réussi à passer outre le stratagème. Certains animaux n’avaient su s’échapper des flammes et tentaient de les éteindre. D’autres étaient tout simplement désorientés, un avantage évident pour les miliciens. Le carnage fut de courte durée ; Huvas et Huvars purent rapidement accomplir ce pour quoi ils étaient venus.

***

– Je veux qu’on parte, Magnus.

Magnus considéra longuement Adrianna. Leurs années de service obligatoire venaient de toucher à leur fin et ils étaient libres de partir s’ils le voulaient. Et visiblement, Adrianna le voulait. Elle continua :

– Nous sommes libres de partir, d’aller vivre ensemble.

– Pour faire quoi ? Nous vivons déjà ensemble.

– Librement. Pour fonder une famille.

– Pourquoi fonderions-nous une famille ?

– Parce que nous n’avons pas le choix.

Magnus fronça les sourcils, ne dit rien. Adrianna ajouta :

– Je porte ton enfant, sombre idiot.

Magnus cligna plusieurs fois des paupières. Il était difficile de le surprendre, mais là, c’était une réussite totale.

– Je pensais que tu... Enfin, depuis le temps...

Il la désigna dans un geste vague qui était censé vouloir dire qu’il la croyait incapable de concevoir et qui, au final, ne transmettait aucunement le message souhaité. Adrianna sembla néanmoins saisir ce qu’il tentait d’expliquer.

– Je pensais aussi.

Silence.

– Voilà.

Silence.

– Magnus, tu vas dire quelque chose ou tu vas attendre que je me métamorphose en statue ?

– Je ne viens pas avec toi, Adrianna. Ma place est ici, tu le sais autant que moi. Je te l’ai toujours dit. Ça ne change rien.

Ça ne change rien ?

– Non, ça ne change rien. La Corruption est encore là. Le danger est encore là. Si nous voulons que cet enfant puisse un jour vivre en sécurité, il ne faut pas être égoïstes, Adrianna.

La suite de la discussion fut, disons-le, enflammée, mêlée de larmes et de cris qu’ils s’efforcèrent de limiter, sans doute de peur d’être entendus. Un enfant hors mariage n’était pas exactement une nouvelle que l’on souhaitait annoncer avec grand fracas, surtout au sein du clergé. Pour compenser l’absence de cris, Adrianna passa aux coups, et Magnus la laissa faire. Il maintint cependant sa position, tentant de calmer le jeu en disant à Adrianna qu’il viendrait la voir aussi souvent que possible, qu’il ferait également tout pour qu’elle ne manque de rien. Qu’il l’aimait, mais qu’elle devait comprendre.

Adrianna comprenait. Cela ne l’avait pourtant pas empêchée d’espérer que, pour une fois, elle passerait en premier. Ce qu’elle comprenait maintenant, c’était que cela n’arriverait jamais. Magnus l’aimait, certes. Mais il l’aimait mal, et cela ne changerait pas.

– Tu me donnais toujours le rôle de la Corruption, quand nous étions enfants... J’aurais dû me douter que c’était parce que tu me ferais inévitablement du mal.

Sans un mot de plus, elle tourna les talons. Le lendemain, elle était partie.

***
Même s’il était l’architecte de son propre malheur, Magnus eut du mal à encaisser le départ d’Adrianna, d’autant plus qu’il ignorait ce qu’elle allait faire et où elle était partie. Il la connaissait toutefois assez pour savoir qu’elle était pleine de ressources et que, malgré sa colère, elle ne partirait pas à l’autre bout d’Auven. Il la retrouverait.

Comme pour justifier sa décision ou pour éviter de côtoyer trop longtemps ce sentiment tristesse qu’il n’avait jamais ressenti avec autant de puissance, le milicien se jeta (encore plus) corps et âme dans son métier. Les membres de sa meute virent s’éveiller en lui une hargne au combat dont il n’avait jamais fait preuve auparavant. Les nuits blanches à échafauder des plans se multiplièrent. Adrianna partie, il n’avait plus réellement personne pour maîtriser ses excès de zèle. Du moins, plus personne qui savait comment y parvenir.

Lorsque, quelques mois plus tard, l’Alpha de sa meute fut mis hors jeu pour de bon en raison d’une grave blessure l’ayant laissé amputé d’une jambe, Magnus fut sélectionné pour le remplacer. Malgré leurs différends, l’Alpha avait lui-même parlé en la faveur du milicien qui, s’il n’avait pas un parcours sans faille ou un caractère toujours des plus faciles, avait su faire ses preuves à diverses reprises et gagner le respect des siens. Et l’Alpha était également certain d’une chose : rien ne saurait se dresser entre Magnus Bergström et la Cause.

***

Magnus n’eut pas besoin de retrouver Adrianna. Ce fut elle qui revint vers lui un peu plus d’un an après avoir quitté la milice. Le jeune homme avait eu raison de croire qu’elle ne partirait pas très loin ; elle s’était établie dans un quartier situé tout près de la tanière. N’ayant nulle part où aller après avoir quitté sa seule famille, elle avait cogné aux portes pour trouver un toit. Le propriétaire d’une auberge où la meute s’était rassasiée à plusieurs reprises par le passé lui avait offert une chambre en échange de travail ; la serveuse l’avait récemment abandonné. Adrianna n’avait pas fait la fine bouche et avait accepté.

Distante, l’ex-milicienne donna rendez-vous à Magnus à l’auberge le lendemain, sans lui fournir davantage d’explications et sans répondre aux mille questions qu’il tentait de poser. Le lendemain, quand Magnus arriva à l’établissement, Adrianna l’emmena dans la petite chambre qu’elle occupait et lui mit simplement dans les bras un bébé, une petite fille. Le jeune homme eut le souffle coupé pendant de longues secondes tandis qu’il fixait le poupon. Il avait le vertige.

– Elle s’appelle Linnéa, dit Adrianna après un moment de silence. Elle a... Elle a tes yeux.

– Et tes cheveux, murmura Magnus en caressant la discrète tignasse blonde du bébé.

– Oui.

– Adrianna, je...

– Je sais, Magnus.

Magnus leva les yeux vers elle.

– Je suis désolé. Pour tout. Je n’ai jamais voulu...

– Je sais.

Le milicien acquiesça vaguement sans rien ajouter. Qu’aurait-il pu dire ? Aucune parole ne saurait réparer ce qui s’était brisé entre eux, comme aucune parole ne saurait sans doute les séparer pour de bon.

Magnus s’humecta les lèvres. Pour l’une des rares fois de sa vie, il osait à peine parler, dire ce qu’il avait dans l’esprit et dans le cœur.

– Elle ne grandira pas comme toi et moi, sans connaître son père, dit simplement Adrianna.

Magnus sourit en coin. Il les reverrait.

– Pourvu que tu me promettes une chose, Magnus.

– Quoi ?

– Maintenant, ce combat, tu ne le mènes plus que pour la Cause. Tu le mènes aussi pour elle. Surtout pour elle.

Adrianna désigna Linnéa d’un geste de la tête. Magnus promit. Et tint promesse.



Il ne connaît pas du tout ses parents. Il ignore les circonstances dans lesquelles il s'est retrouvé à l'orphelinat, si ses parents sont morts ou s'il a été abandonné pour quelque autre raison.

Vous certifiez sur l'honneur avoir plus de 18 ans ? Ces années de folle jeunesse sont terminées depuis bien longtemps.

Comment vous nous avez trouvé ? Une louve m'a murmuré le nom de votre forum à l'oreille.

Un avis ? (Sur nous, pas sur le voisin ♪) Le forum me semble bien sympathique et il me tarde de le découvrir davantage!

Quel est votre smiley préféré ? Je pense que celui-là est mon animal totem au quotidien :  metal    
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Garde de Cleyf - Huva en fuite

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MessageSujet: Re: Magnus Bergström | En cours
 Sam 13 Jan - 21:10


Séranhart s'exprime en #cc3333
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Bienvenue à toi! metal
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Huva

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MessageSujet: Re: Magnus Bergström | En cours
 Sam 13 Jan - 21:26






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Bienvenue à toi :)
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Marquis d'Amain

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MessageSujet: Re: Magnus Bergström | En cours
 Dim 14 Jan - 9:52
Bienvenue Milicien !
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Chevalier - Capitaine viril

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MessageSujet: Re: Magnus Bergström | En cours
 Dim 14 Jan - 10:38
Bienvenue, homini lupus !
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Prêtresse

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Métier : Prêtresse
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MessageSujet: Re: Magnus Bergström | En cours
 Dim 14 Jan - 11:55


Léonie s'exprime en #ff9999
Bienvenue parmi nous ! ♥️
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MessageSujet: Re: Magnus Bergström | En cours
 Dim 14 Jan - 12:25
Bienvenue mon chou ♥
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MessageSujet: Re: Magnus Bergström | En cours
 Dim 14 Jan - 15:59
Merci de votre accueil chaleureux! :D
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Comtesse de Brevery - Vierge de fer

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MessageSujet: Re: Magnus Bergström | En cours
 Dim 14 Jan - 21:36
Bienvenue ! :D
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Huvar - Grand Loup
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MessageSujet: Re: Magnus Bergström | En cours
 Lun 15 Jan - 18:10


#9933cc
Bienvenue parmi nous ! =)
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MessageSujet: Re: Magnus Bergström | En cours
 Hier à 23:15
Merci à vous deux!
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MessageSujet: Re: Magnus Bergström | En cours
 
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Magnus Bergström | En cours
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