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Le Rusé Goupil [FINIE]


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Le Rusé Goupil [FINIE]
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Chevalier - Capitaine viril

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MessageSujet: Le Rusé Goupil [FINIE]
 Jeu 16 Nov - 9:40

Genséric de Bois-Renard
   
"Qui par la gaste s'enrichit, aura peine à dormir dans un lit."



   NOM : Bois-Renard

   PRENOM : Genséric

   SURNOM : Goupil, Rusé Goupil, Ric pour les intimes

   SEXE : Hélicoptère Apache

   AGE : Quelque part au milieu de la vingtaine

   RANG SOCIAL : Noblesse d'épée

   LIEU DE VIE : Là où l'argent l'appelle
   
Produit de cette vieille noblesse fauchée et acculée sur de piètres territoires, Genséric est un Bois-Renard par son père, et un Vernholle par sa mère. De son paternel, il tient son regard foncé comme l'écorce mouillée, profond et même pénétrant lorsqu'il se prend à se déconnecter de la réalité pour réfléchir. De sa génitrice, il a hérité son épaisse tignasse brune et son corps d'homme d'armes, le même que son grand-père, et le grand-père de sa propre mère, issus d'une lignée de bannerets sinon riches, au moins fidèles. Sa peau d'albâtre se teint d'un léger bronze en été, qu'il tente vaillamment d'éviter s'il le peut, afin de conserver une apparence avenante pour le reste de ses semblables. Mais, nécessité faisant loi, il ne se pare pas d'une ombrelle lors de ses chevauchées et de ses batailles, qu'il peut mener sous un soleil cuisant.

Il porte l'armure d'un chevalier digne de ce nom, qui représente sans doute, avec son destrier, l'une de ses possessions les plus onéreuses. Haubert et camail côtoient allègrement jambières, genouillères et lourds solerets de métal froid. Ses canons d'avant-bras sont marqués de prières au Grand Loup, de même que ses gantelets sont gravés de l'antique nom des Boy-Renhard. Avec son bascinet doté d'une visière en bec de passereau, Genséric a fière allure, et ne se prive pas de l'exhiber. Formé aux armes depuis sa plus tendre enfance, il manie aussi bien la lance que l'épée, le bouclier et l'art de la monte, chevauchant son destrier à la robe bai, Aymon, comme s'il était né sur son dos.

   
Eduqué comme tout gentilhomme se doit de l'être, Genséric a toujours préféré se définir par son intelligence et son savoir que par son habileté aux armes, et ce même s'il reste une adroite et fine lame. Grand amateur d'érudition et d'oeuvres littéraires, il touche à tous les domaines, qu'ils soient philosophiques, religieux, ou bien militaires, et se repaissait dans sa jeunesse des romans chevaleresques. Il détient un savoir que beaucoup lui envient, et ne fait preuve d'aucune modestie quant à cela. En effet, si l'on devait pointer du doigt le plus grand défaut de Genséric, ce serait son arrogance. Il se sait très doué, et ne manque pas de le prouver et de le fair remarquer, pour flatter son ego et impressionner les autres. Un défaut courant, dans la noblesse, dit-on.

Pourtant, il s'agit d'un homme courtois envers les femmes, et respectueux envers les seigneurs, surtout ses futurs employeurs. Il fait respecter la discipline au sein de sa compagnie, et n'hésite pas à donner du bâton de commandement à un archer qui transgresserait les règles établies. Cependant, avec son contact facile, il sait se faire autant craindre qu'apprécier par ses hommes.

   
Genséric est né à la Motte aux Renards vers l'an 1270, fils d'un petit banneret dépendant du seigneur de Morhai. Si la Motte était autrefois un castel digne de ce nom, elle était presqu'en ruine à la naissance du jeune garçon, et sa famille avaient bien d'autres préoccupations financières que celles de colmater les brèches et racler la mousse des murs. Le petit Genséric aimait se balader sur les tronçons de palissade vermoulue, et jouer avec ses rares amis dans les douves. Rares, car la plupart n'étaient que les enfants des serfs, et qu'il était indigne de lui de se mêler à eux trop longtemps. Il passait donc le plus clair de son temps à recevoir l'éducation d'un jeune damoiseau, et ce même si cela coûtait les yeux de la tête à son pauvre paternel.

C'était une vigilance de la mère de Genséric, Vera Vernholler, qui elle avait grandi dans un milieu empli d'érudits, et qui souhaitait à son fils le même destin. Albéric de Bois-Renard, quant à lui, aurait préféré défenestrer le précepteur, tant il lui coûtait cher pour si peu. Lui-même n'avait jamais appris à lire, ni à écrire, et s'était toujours débrouillé pour s'entourer d'un ou deux lettrés en cas de nécessité. Ce litige sur l'éducation de Genséric provoqua bien des crises, et fit se fracasser au sol bien des vases, si bien qu'il fut dit plus tard que la Motte ne comptait guère à présent que des bols en terre cuite.

Le jour-même où Genséric devenait le page de la Dame de Morhai, et entamait ainsi sa longue ascension vers l'adoubement et les éperons d'or, le seigneur en appela au ban pour régler son compte à un groupe de fous furieux agissant dans le sud de son domaine. Sans doute touchés par la Corruption, ces pauvres hères devaient être exécutés sur-le-champ. Albéric partit avec son seigneur et maître, dans une folle chevauchée forestière. Il en revint une semaine plus tard, changé à jamais.

Ce n'était pas la Corruption qui l'avait touché, mais un coup à la tête. Un sévère coup de masse, qui avait tordu le métal de son casque, et avait défoncé son crâne. Trépané par un druide à l'aspect patibulaire, Albéric devint dès lors l'ombre de ce qu'il avait été autrefois. Vieilli par le temps et affaibli par sa blessure, il avait le regard vitreux et parlait par saccades, lorsqu'il ne grondait pas. Assis sur un fauteuil, il regardait toujours le même paysage au dehors, et commençait à ne plus se souvenir ni des noms, ni des visages.

Il reçut souvent la visite d'anciens amis, qui venaient le voir pour le réconforter. Mais au fur et à mesure qu'ils se rendaient compte de sa faiblesse, ils se mirent à lui soutirer des promesses d'argent, des demandes de prêt. Tout cet argent, Albéric ne l'avait guère. Cependant, comme le firent si bien remarquer ses débiteurs, il avait des objets de valeur, et un château qui, s'il était en ruine, était encore plus ou moins monnayable.

Genséric assista à la déchéance de son père avec un goût amer dans la bouche. A peine était-il devenu écuyer que son pater mettait en gage sa propre armure pour le compte d'un autre banneret. Vera Vernholler, qui était rentrée sur ses terres natales devant l'obstination de son mari à dilapider l'héritage de son fils, envoyait régulièrement quelques biens à Genséric, histoire qu'il ne se sente pas abandonné de tous. Car maintes fois il fit appel au seigneur de Morhai, qui ne fit que de vagues promesses jamais tenues. Favoriser le jeune fils d'un chevalier devenu fou ne semblait pas dans ses préoccupations premières, une chose sur laquelle médita longuement Genséric.

A l'heure d'être adoubé, il ne restait rien de son patrimoine. La Motte aux Renards était en ruine, Albéric était mourant, et Vera n'avait plus rien envoyé à son fils depuis des mois. L'idée de se faire brigand pour récupérer ses biens auprès des débiteurs de son père lui était venue à l'esprit, bien qu'il refusât de se mettre en danger pour si peu de choses. En fin de compte, ses armes et son armure lui furent remises par son parrain le seigneur de Morhai, qui lui donna également l'accolade. Jeune chevalier sans-le-sou, riche d'amis en tout genre mais pauvre d'amours à cause de sa situation, il se rendit sur les terres de son père lui annoncer la nouvelle. Ce qu'il y trouva finit de le dégoûter.

La Motte n'était plus qu'un tas de pierre et de bois ressemblant vaguement à un château. La plupart des serfs avaient fui le domaine sans poursuite, tout comme les domestiques. Ne restait plus à l'intérieur qu'un vieil ami fidèle, quelques faisans, un galon d'eau et son pater vautré dans un fauteuil, le regard vide. Ce vieux sénile ne l'avait même pas reconnu, et s'était énervé de voir un étranger se rendre chez lui. Pris de colère, Genséric l'avait giflé. La dernière image qu'il eut de son père avant de tourner les talons fut celle d'un vieillard prostré, maugréant des borborygmes incompréhensibles dans sa barbe filasse.

Le jeune homme s'en alla trouver ses amis, eux aussi chevaliers sans avenir ; Aloïs du Colecin, Herbert Hauer, Gonthier l'Obligé, et d'autres encore. Qu'ils soient quatrième fils voués à la mendicité ou orphelins sans attaches, bâtards indésirables ou pauvrets déshérités, ce groupe de dix jeunes hommes d'armes voulait se trouver une autre vie. Genséric, encore rempli d'amertume et de dédain, lança l'idée qu'ils ne s'enrichiraient pas à servir un seul seigneur, mais qu'il fallait prendre le meilleur de chacun. Ce soir-là, autour d'une table dans une auberge perdue entre Brond et Morhai, la Compagnie Sinople était née. Le vert, symbolisant la jeunesse et la fougue, serait leur emblème. Dès ce jour, ils mirent en place une charte qu'ils signèrent, et mirent à contribution épées et chevaux pour gagner leur croûte.

Leurs premiers faits d'armes furent contre la Corruption. Ils aidèrent les villages frontaliers à se débarrasser de maraudeurs et de fous furieux, contre rémunération. Au cours de leur périple, les Sinoples prirent sous leur aile des écuyers, voire des paysans souhaitant tenter leur chance en devenant mercenaires. Sous la houlette du capitaine Genséric, instruit aux arts de la guerre, ils se formèrent à tirer à l'arc et à bien user du fauchon. Les rangs de la Compagnie s'épaississant, il fallut bien vite organiser tout cela. L'idée de s'organiser en "lance" fut émise par le sir Yohan, meilleur ami de Genséric. Un lance consistait alors en une petite unité regroupant un chevalier, un écuyer, un valet et un archer. Chaque perte se devait d'être remplacée, et il était forcément plus facile de remplacer un archer qu'un chevalier. En général, c'était l'écuyer qui était adoubé après la mort de son mentor. Cependant, il arrivait que ce dernier ne soit pas prêt, et se fasse prendre la place par un autre homme d'une autre lance. Si le système n'était pas parfait, au moins était-il efficace.

Après quelques années passées aux frontières, et la vue de trop de morts autant de leur côté que de celui de l'ennemi, Genséric décida de mener sa compagnie vers les seigneuries intérieures, pour monnayer les services de ses lances. Il fut étonné de voir la quantité de petits seigneurs ayant des problèmes avec un voisin, ou une jacquerie sur le dos. Il n'avait pas réalisé que parcourir tout Aven à l'aide des puissants pouvait lui rapporter autant, à lui et ses hommes. Les rangs de la compagnie grossirent encore, et à son apogée, elle compta près de trente lances. Lorsque l'hiver venait frapper les terres, ils se réfugiaient dans de vieilles ruines pour hiberner, ou se faisaient inviter de force dans un village ou l'autre.

Parcourant le royaume à la recherche de seigneurs en détresse et de paysans en colère, Genséric amassait derrière lui un joli petit pécule, avec lequel il s'acheta de bonnes armes, une belle armure, et un cheval de guerre aussi hargneux que terrifiant. Il s'offrit un luth, avec lequel il s'était mis en tête de conquérir le coeur d'une dame, et menait une vie rocambolesque accompagné de ses meilleurs chevaliers. Et ce même si, au cours de leur périple, bien peu de ceux qui furent à l'origine de la compagnie survécurent. Du groupe initial ne restait que sir Yohan et Gonthier l'Obligé, à présent mieux connu sous le nom de Gonthier la Hache. Pourtant, les Sinoples vivaient pleinement leur âge d'or, et s'enrichissaient pour mieux dépenser, comme tout gentilhomme doté de belle monnaie.

Ces dernières années pourtant, quelques revers et un manque flagrant de problèmes entre la noblesse et leurs serfs faillirent mettre la compagnie sur la paille. Deux lances entières désertèrent, désireuses d'aller chercher fortune ailleurs. Seule l'arrivée de l'hiver empêcha plus de fuites. Genséric, déterminé à remonter la pente, réfléchit alors à un moyen de redresser sa compagnie, et de lui offrir à nouveau la gloire et la richesse qu'elle avait connue quelques années auparavant...

   
Cinq petits détails sur Genséric :

• Plus jeune, il était tombé amoureux d'une jeune jouvencelle qui représente, pour lui, l'incarnation-même de la beauté chez une femme. Plusieurs de ses chansons parlent d'elle.
• Grand amateur de poliorcétique, il a réussi à se rendre maître d'un fortin sans avoir à verser une seule goutte de sang, si ce n'est pour le nez d'une sentinelle.
• Genséric est un très lointain cousin de l'actuel duc de Degron, du côté maternel.
• Son blason est de gueules aux trois chevrons d'argent, au chef d'or chargé d'un renard du champ.
• Il se débrouille plutôt bien au luth, et a composé quelques petites ballades inachevées parlant d'amour, de guerre, ou des deux.

   

   Vous certifiez sur l'honneur avoir plus de 18 ans ? J'le jure m'sieur !

   Comment vous nous avez trouvé ? Partenariat :)

   Un avis ? (Sur nous, pas sur le voisin ♪) Une petite pépite de graphisme et de contexte, si bien que je n'arrivais pas à croire que j'étais passé à côté auparavant.

   Quel est votre smiley préféré ? Le mrgreen. Mais malheureusement vous l'avez pas :(
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MessageSujet: Re: Le Rusé Goupil [FINIE]
 Jeu 16 Nov - 9:44


Léonie s'exprime en #ff9933
Bienvenue parmi nous ! ♥️
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Chevalier - Capitaine viril

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MessageSujet: Re: Le Rusé Goupil [FINIE]
 Jeu 16 Nov - 9:46
Merci ! :3
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Marquis d'Amain

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MessageSujet: Re: Le Rusé Goupil [FINIE]
 Jeu 16 Nov - 10:21


Journal à jour au 23/05/2018
Bienvenue!
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Chevalier - Capitaine viril

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MessageSujet: Re: Le Rusé Goupil [FINIE]
 Jeu 16 Nov - 11:46
Merci bien !
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Mercenaire itinérant

A savoir -
Age: 36 ans
Métier : Mercenaire
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MessageSujet: Re: Le Rusé Goupil [FINIE]
 Ven 17 Nov - 11:35


For 7 - Dex 7 - Int 7 - Char 7 - Per 7 - PV 8

Welcome aboard kamrad !
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Chevalier - Capitaine viril

A savoir -
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MessageSujet: Re: Le Rusé Goupil [FINIE]
 Ven 17 Nov - 16:41
Dziekuje, Wiedzmin !
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Invité
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MessageSujet: Re: Le Rusé Goupil [FINIE]
 Sam 18 Nov - 10:37
Bienvenue
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Chevalier - Capitaine viril

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Age: Milieu vingtaine
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MessageSujet: Re: Le Rusé Goupil [FINIE]
 Sam 18 Nov - 10:41
Merci !
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MessageSujet: Re: Le Rusé Goupil [FINIE]
 Sam 18 Nov - 22:26


Hey Genséric et encore une fois, bienvenu !

Je n'ai rien à pinaillé sur ta fiche je vais donc te donner ton magnifique bleu layette très viril et ton rang ♫

Bon jeu parmi nous wtf
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MessageSujet: Re: Le Rusé Goupil [FINIE]
 
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Le Rusé Goupil [FINIE]
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